La mode en France et à l’étranger

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Paris, capitale de la mode ? En tout cas, elle en a la réputation. Peut-on dire que aujourd’hui que cette affirmation est toujours véridique ? Comment se positionne la ville de lumière sur le plan international ? Que signifient « la mode » et « le luxe » à la française dans le monde ? Emeline Alfandari, experte dans le milieu très fermé du luxe nous offre son opinion sur la mode et le luxe et leurs perceptions à travers le monde.

Emeline, vous avez vécu, entre autres, à Paris, à Marseille, à Dallas, Texas et à Séoul en Corée du Sud. A travers les continents, qu’est-ce qui différencie Paris des autres villes de en matière de mode et luxe ?
« Pour moi, c’est à Paris que ce trouve le cœur de la mode et du luxe. La « parisienne » reste le symbole de cette culture et de cet héritage. Il ne s’agit pas de remettre en question l’apport de ville comme Milan, Londres, New York, mais il existe une légèreté chez la « parisienne » qu’on ne retrouve pas ailleurs.
Il en va de même pour les symboles du luxe et de la couture que sont les « maisons », la royauté de l’univers du luxe est composée en grande majorité de noms français.
La force du monde du luxe aujourd’hui: des directeurs artistiques venus du monde entier qui font rayonner ces grandes maisons, tout en respectant cette « French légèreté » comme l’appelle Lancel.

Les filles du sud n’ont pas la fraicheur des européennes.
Chaque ville et chaque pays a son identité culturelle/mode qui lui est propre. Si les marques de luxe restent les même pour tous, les sensibilités varient.
A Marseille, le style est très axé sportswear. Le luxe, ce sont les collections de Nike inédite et les sacs Vuitton. C’est une ville très « bling » et un peu vulgaire, même si certaine marques très cotées en Ile-de-France sont nées ici. Aix-en-Provence en revanche est la capitale provençale des looks sophistiqués sortis tout droit des magazines. L’aixoise est la parisienne du sud, l’arrogance du bronzage en plus.

Le Texas, c’est un autre monde, les riches femmes de Dallas arborent avec fierté leurs Hermès et leurs Vuitton, portent du polo Ralf Lauren et aiment les soirées en robe de gala. Mais il y a toujours quelque chose qui détone un peu. Les filles du sud n’ont pas la fraicheur des européennes, le savoir des couleurs, la coupe du pantalon est toujours un peu trop années 80. Le Texas, c’est le pays des femmes en tongs le week-end et en mocassins/collants la semaine. Dallas, c’est le pays du « casual », rien à voir avec les « Sex in the City » girls de NYC.

La Corée enfin. Pour moi, c’est l’un des pays qui peut rivaliser avec France. Les coréens (homme et femmes) ont ce sens du beau et de l’artistique. La Corée est un pays qui revient de loin économiquement, les jeunes femmes et les jeunes hommes sont beaux et « l’image » et la place de l’individu au sein du groupe sont valorisées. Les coréens s’habillent pour s’affirmer, pour s’identifier.

Comme la parisienne, ils aiment mélanger les marques internationales et des pièces introuvables ou basics. Comme les japonais, ils ont un temps d’avance sur nous (même s’ils sont plus classiques). Selon moi, la mode est crée en Europe et aux Etats-Unis, puis elle part en Asie, au Japon et en Corée. Elle est rendu portable par les asiatiques qui nous la renvoie ensuite. »
Pour lire l’interview dans son intégralité, http://mespensesidiotes.blogspot.com/

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