Une Irlandaise à Paris – vie bohème ou pure Géhenne?

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Cet article est une interview de mon amie Nora de Dublin, qui a déménagé à Paris en mars dernier.

Qu’est-ce qui t’a poussé à venir à Paris?
C’était le bon moment. J’ai mis mes études entre parenthèses et trouver un emploi en Irlande aurait été difficile, les salaires sont bas et, sans diplôme, les chances de trouver un emploi enrichissant étaient moindre. J’ai donc pensé que si je devais faire une telle chose, le faire en France aurait au moins l’excitation de l’expérience à l’étranger et l’occasion d’améliorer mes compétences linguistiques.

Comment s’est passé ton premier mois?
Plutôt bien. Je ne suis pas loin de chez moi, j’ai pratiquement rien eu à préparer, à part ce dont j’aurais eu besoin pour des vacances normales. Et c’est comme ça que mon arrivée à Paris a été – tourisme et plaisir. Les loyers sont incroyablement chers, mais grâce au couch surfing et quelques amis irlandais que j’ai rencontrés sur place, j’ai réussi à survivre jusqu’à ce que je puisse obtenir une colocation acceptable.

Comment fais-tu face au train de vie dispendieux à la française?
C’est difficile, car il y a tant de choses à acheter, à visiter, à manger. Je mettre la priorité sur l’indispensable : payer le loyer d’abord ! Je travaille comme professeur d’anglais dans deux écoles privées et je donne aussi des cours particuliers. L’enseignement n’est pas une de mes passions, mais j’ai appris à l’aimer, ce qui est bien pratique parce que les écoles paient peu ! Il y a plein de moyens de s’habiller et de manger à bon marché, le plus gros problème est de trouver un endroit où vivre que ne coûte pas les yeux de la tête. Beaucoup se déplacent en dehors de Paris, mais je voulais être au cœur de la ville, donc je dépense une fortune pour une chambre minuscule.

Quels ont été les éléments auxquels il a été le plus difficile de s’habituer?
La saleté, surtout en été. Le métro est bondé, puant, collant, … De nombreux quartiers sont aussi trop peu souvent nettoyés. L’administration française est également très compliquée, avec des formulaires et des lettres écrites en un français incompréhensible. Mais il ya tellement de choses positives que je reçois en retour : l’accès à un grand nombre de manifestations culturelles, des livres, boire un verre de vin dans le Quartier Latin ou même simplement être assise sur mon lit et penser “Wow. Je vis à Paris.”

Comment se passe l’apprentissage du français?
Doucement mais sûrement ! J’ai appris le français à l’école, jusqu’à ce qu’au baccalauréat. C’est très différent d’être ici cependant. Les gens parlent très vite et ils apprécient que vous essayiez de parler français, mais ils n’ont pas toujours la patience ou le temps de se répéter ou parler plus lentement .Il s’agit de pratiquer autant que possible. Le plus frustrant, c’est lorsque je ne comprends pas les jeux de mots et les Français en raffolent.

Dublin te manque ?
Le climat, oui ! Il n’y fait jamais ni trop froid, ni trop chaud. Je m’ennuie de ma famille et mes amis, mais je sais que je reviendrai un jour, alors j’essaie de profiter de mon séjour ici le plus possible.

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