A quel moment commencer ?

Entreprendre l’apprentissage d’une langue étrangère est un travail d’envergure : c’est souvent le fruit d’une passion nouvelle pour une langue, un pays, une culture ou un peuple. Tous ceux qui se sont attelés à une telle tâche savent bien que c’est l’apprentissage de toute une vie et qu’il n’y a pas de fin à proprement parler, à moins de se résoudre à ne pas atteindre la perfection. Peu après avoir commencé votre étude, vous vous demanderez sans doute pourquoi avoir attendu si longtemps avant de s’y mettre. Mais alors, quel moment est le bon moment ?

Personnellement, je suis partisan du « le plus tôt on s’y met, le mieux c’est.» La plupart des systèmes scolaires n’incluent pas l’apprentissage d’une seconde langue avant l’âge de dix ans. Cela n’est certes pas trop tard, mais une immersion à un âge plus jeune facilite grandement l’apprentissage d’une seconde langue, son vocabulaire, sa grammaire et ses mécaniques syntaxiques. Tandis que tout ce jargon semble bien compliqué et écrasant pour de jeunes enfants, cela ne doit pas être nécessairement le cas. Les enfants ont une tendance naturelle à l’apprentissage du langage et sont plus libres, voire complètement libres, des barrières que l’on dresse adultes à l’encontre des erreurs potentielles, ce qui ralentit le processus d’apprentissage.

Quels sont les effets néfastes ?

L’être humain ayant un instinct naturel pour le langage, les enfants exposés au bilinguisme au plus jeune âge développent les aptitudes nécessaires pour gérer deux ou plusieurs langues en grandissant. Certes, les débuts sont un peu difficiles et la frontière entre les deux langues encore indéfinie ou floue, ce qui peut amener l’enfant à confondre quel mot appartient à quelle langue. Cependant, sur le long terme, les bienfaits sont nombreux. Des études ont prouvé que les enfants bilingues ont plus de chances de mener un parcours scolaire réussi. Jeunes adultes, les candidats pour un poste aux compétences linguistiques développées ont un avantage prononcé par rapport aux candidats sans langue seconde ou avec une commande pauvre de celle-ci.
D’un point de vu médical, l’usage de deux ou plusieurs langues régulier s’est montré être un facteur positif sur le cerveau et réduit les risques de démence et autres maladies neurologiques.

Alors que ce soit pour votre amour de la poésie japonaise, votre passion pour l’art italien ou votre intérêt pour la mythologie grecque, mettez-y-vous dès à présent et accompagnez vos enfants dans la joie d’apprendre une langue étrangère et d’en savourer les bénéfices.

L’initiation à une langue vivante se développe à l’école maternelle française. Bien que cet apprentissage ne figure pas dans les programmes, de nombreux enseignants aident les enfants à se familiariser avec une autre langue, surtout l’anglais. Ecoute de chansons, étude du vocabulaire (couleurs, nombres, animaux…) se pratiquent souvent. Vous pouvez trouvez des ressources en langue vivante sur le site webinstit.net, dans la partie pédagogie.

[Français]

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