L’anglais dans les oreilles (3/4)

Depuis près de trois dans la ville la plus British de l’Europe, Hélène nous raconte son histoire pour ce troisième article sur les expat’ francophones. Œuvrant dans un restaurant en plein cœur de Londres en tant que chef de rang, Hélène nous explique ce qui a motivé son départ : « Je m’ennuyais en France, je voulais changer d’horizon et améliorer mon niveau d’anglais. J’ai choisi Londres parce que c’était moins effrayant de partir dans une ville relativement proche de Paris, parce que je savais que j’aimais beaucoup son atmosphère et que j’y avais déjà des amis.

Bien préparée, bien intégrée
« Forte d’un niveau d’anglais avancé de par sa scolarité, mais aussi grâce aux loisirs comme les séries télévisées en V.O. ou les interviews d’artistes anglophones disponibles sur Internet, Hélène est arrivée avec de nombreux atouts en poche, même si ce n’était pas tous les jours facile : « Que ce soit dans ma collocation ou au boulot, j’étais entourée par des gens venant des quatre coins du monde donc leur anglais n’était pas compliqué à comprendre, ça m’a permis d’acquérir sans grandes difficultés un vocabulaire beaucoup plus large. Le plus dur, ça a été l’accent des anglais de Londres, qui avalent la moitié des mots. Les premiers temps je faisais pas mal répéter mes clients, puis petit à petit, mon oreille s’est habituée. »

En comparant Paris et Londres, la jeune française ne tarit pas d’éloges sur cette dernière !
« Londres est une capitale, les gens y sont aussi pressés qu’à Paris et leur vie n’est pas forcément meilleure, et pourtant ils sont tellement plus aimables, souriants, polis. Et même si les premiers temps ça m’a un peu choquée être appelée “Honey” ou “Darling” juste parce que j’avais servi un café, ça fait super plaisir. Sinon, j’adore leur coutume de la bière au pub en sortant du travail, je trouve ça génial de voir toutes ces personnes en costard réunies autour d’une pinte dans chaque rue quand arrive 17h. C’est tellement plus sympa que de sauter directement dans son métro pour rentrer! » En plus de la sécurité et de la « gentlemen attitude » légendaire à aux anglais, Londres fredonne à toute heure du jour et de la nuit, pour son plus grand bonheur : « Moi qui suis branchée pop rock, ici je suis au paradis. Et pas besoin d’acheter des tickets de concert. Dans les pubs ou même au coin des rues, y’a toujours des musiciens incroyables. » Une ville qui lui est taillée sur mesure !

Un nouveau « chez soi » ?
Les seules choses qui manquent à Hélène, en plus des bonbons Dragibus qui ne sont pas commercialisés en Grande-Bretagne, sont sa famille et la « cuisine de maman. Le pire, c’est les longues conversations avec mes proches, même si la technologie moderne permet de pallier un peu ce manque, nous explique-t-elle, mais un ordinateur ou un téléphone ne vaudront jamais un vrai tête à tête. »

Histoire de reproché au moins une chose à Londres, Hélène ajoute « en général, les bonbons anglais me font peur ». Mais pas question de partir pour autant : « Mon projet d’avenir, c’est l’écriture et cette ville m’inspire énormément, donc pourquoi rentrer? »

[English]

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2 thoughts on “L’anglais dans les oreilles (3/4)”

  1. “Depuis près de trois dans la ville la plus British de l’Europe, …”

    “… trois ans dans la ville …”?

  2. Les Dragibus sont introuvables en magasin, de nos jours (à Bxl en tout cas). Je les commande en ligne!

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