Les Français savent-ils parler français ?

On ne cesse de le répéter, peut –être en guise de justification : le français est une langue complexe. Orthographe illogique, règles de conjugaison compliquées, exceptions grammaticales… Rien de bien séduisant pour un étranger désireux de s’initier à la langue de Molière. Et pour cause, les francophones eux-mêmes ne parviennent pas à la maîtriser…

En effet, le bon français est de plus en plus menacé par l’extinction. La langue a connu des dégradations, en témoignent des phénomènes linguistiques comme le Verlan, et l’orthographe est de plus en plus malmenée, en particulier par la jeune génération. Et n’en déplaise aux générations antérieures, les anglicismes sont maintenant partout… Cependant, nul besoin d’un phénomène de mode linguistique pour écorcher la langue française. Des fautes bien trop régulières sont commises par les Français dans la vie de tous les jours… En voici des exemples.

La conjugaison française est certes compliquée, mais deux grosses fautes sont trop souvent vues à l’écrit. Ainsi, l’impératif des verbes du premier groupe à la première personne du singulier se voit affublé d’un S final, contrairement à la règle : on ne dit certainement pas « Appelles-moi » mais bien « Appelle-moi ». Un autre problème, mais toujours la même lettre fautive, la première personne du singulier du verbe « appeler » au futur n’est pas « Je t’appellerais » (qui relève du mode conditionnel) mais « Je t’appellerai ».

Dans la même veine orthographique, bon nombre de Français confondent « censé » et « sensé », « quand » et « quant », « autant pour moi » et « au temps pour moi », et persistent à ajouter un D à la fin de « cauchemar » en suivant la logique orthographique du verbe « cauchemarder ». C’est là que réside le gros problème : la langue française n’est pas logique (et les fautes d’orthographe courantes trop nombreuses pour les référencer !).

Par ailleurs, les Français s’obstinent à utiliser des mots et expressions incorrectes en lieu et place du bon mot. Qui ne dit pas « des fois » (incorrect) à la place de « parfois » ?

Une autre faute trop souvent commise, mais tellement entendue que le doute se pose : le verbe « se rappeler » est transitif direct, on ne peut donc pas dire « Je me rappelle de toi » ; on doit utiliser le verbe « se souvenir » et dire « Je me souviens de toi. »

[English]

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3 thoughts on “Les Français savent-ils parler français ?”

  1. Les français ne savent pas écrire le français. Cependant il faut distinguer selon les classes d’âge.
    Il y a le français de plus de soixante ans, celui qui s’applique à ne produire aucune faute d’orthographe.
    Il est entré dans l’identité nationale par l’orthographe. L’academie française veiile jalousement à entretenir un maquis de règles complexes qui rendent chaque natif, qu’il soit du nord ou du sud, étranger à sa propre culture. L’identité çà se mérite!!
    Les règles grammmaticales(faut-il 3 m?) représentent le facteur destabilisant , pour le français de base lui même , mais encore pour tout locuteur de langue minorisée , minoritaire et conscient ò combien de ses lacunes , de ses béances devrions nous dire, dès lors qu’il tente d’aborder , les terres irisées , de ce paradis fragile , qui se trouve être encerclé par les barbares anglophones.
    En deçà de la soixantaine , il y a tous ceux qui bafouillent et s’échinent coupablement avec leur tête de suspect. Ils savent que Malsherbes l’abbé Gregoire, Michelet , ont planté profond et haut le mépris academicien de cette langue quasiment divine , pour tous les idiomes de la planète, et que de rares locuteurs anonnent à Chartres
    Il y a encore tous les étrangers véritables, , salués comme il se doit , sachant qu’on leur reconnaît cet héroisme insensé que de se frotter sans espoir , à la langue de Molière.
    Enfin il y a les jeunes , tous les jeunes , que cela ennuie profondément , et qui parlent volapuk ou anglais.
    Et qui desespère le bel édifice elitiste bati comme un latin, avec ses maîtres communicants et ses grands prêtres….

  2. Le même texte corrigé (quelques fautes d’orthographe et de nombreuses fautes d’accents, de ponctuation, et de majuscules) :
    Les Français ne savent pas écrire le Français. Cependant il faut distinguer selon les classes d’âge.
    Il y a le Français de plus de soixante ans, celui qui s’applique à ne produire aucune faute d’orthographe.
    Il est entré dans l’identité nationale par l’orthographe. L’ Académie Française veille jalousement à entretenir un maquis de règles complexes qui rendent chaque natif, qu’il soit du nord ou du sud, étranger à sa propre culture. L’identité ça se mérite !
    Les règles grammmaticales(faut-il 3 m?) (OK pour la blague) représentent le facteur déstabilisant , pour le Français de base lui-même , mais encore pour tout locuteur de langue minorée, minoritaire et conscient ô combien de ses lacunes , de ses béances devrions-nous dire, dès lors qu’il tente d’aborder les terres irisées de ce paradis fragile, qui se trouve être encerclé par les barbares anglophones.
    En deçà de la soixantaine, il y a tous ceux qui bafouillent et s’échinent coupablement avec leur tête de suspect. Ils savent que Malesherbes, l’abbé Grégoire, Michelet , ont planté profond et haut le mépris académicien de cette langue quasiment divine pour tous les idiomes de la planète, et que de rares locuteurs ânonnent à Chartres.
    Il y a encore tous les étrangers véritables, salués comme il se doit , sachant qu’on leur reconnaît cet héroïsme insensé que de se frotter sans espoir à la langue de Molière.
    Enfin il y a les jeunes, tous les jeunes, que cela ennuie profondément, et qui parlent volapuk ou Anglais.
    Et qui désespèrent le bel édifice élitiste bâti comme un Latin, avec ses maîtres communicants et ses grands prêtres…

  3. “à la première personne du singulier se voit affublé d’un S final, contrairement à la règle : on ne dit certainement pas « Appelles-moi » mais bien « Appelle-moi ». ”
    Ne serait-ce pas plutôt la deuxième personne du singulier ? C’est bien à TOI (tu) que je demande de m’appeler, pas à moi-même.
    Ca la fout mal, pour un article sur le savoir parler des français…

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